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Category Archives: Competences – 2014

Mathilde Teuntz, déesse aux 6 bras

Mathilde Teuntz Portrait © Stéphane Giner

C’est bien connu, dans chaque atelier se cachent une multitude de petites mains expertes, à même de prendre à bras le corps de nombreuses tâches, et qui font qu’une entreprise fonctionne. Ce qui est plus rare, c’est qu’elles soient réunies en une seule et même personne ! Mathilde gère aussi bien certains devis, que la facturation, le suivi de production, la commande des matières premières, les renseignements à l’accueil, les chantiers de pose externalisés et vous l’avez peut-être déjà croisée à l’accueil… Alors, assistante Mathilde ? Comptable ? Commerciale ? Chargée de production ? Je pense qu’elle-même aura du mal à définir son poste…

Pour l’anecdote, quand j’ai préparé cette interview, j’ai demandé depuis combien de temps Mathilde travaillait chez Picto, on m’a répondu qu’elle était née ici ! Ce qui est faux bien sûr… Mais tout de même, depuis ses débuts en apprentissage, elle a passé chez Picto près de la moitié de sa vie ! Rencontre.

Mathilde, tu travailles chez Picto depuis maintenant 15 ans, quel a été ton parcours avant cela?
Après le collège j’ai fait 2 ans d’apprentissage photo en alternance dans une école nîmoise et à Perpignan chez un photographe indépendant qui avait sa petite boutique et tirait lui-même ses photos. J’ai ensuite voulu déménager à Toulouse. Il me restait un an d’apprentissage à faire, j’ai posé ma candidature chez Picto qui m’a engagé. Je suis ensuite rentré à l’ETPA pour 2 ans et ai continué mon alternance chez Picto.
A l’issue de mes études, j’avais très envie de rester dans l’entreprise car je m’y sentais bien. Il n’y avait pas de poste à pourvoir au tirage, mais ils avaient besoin de quelqu’un à l’accueil, j’ai accepté et occupé ce poste durant 3-4 ans. On m’a ensuite proposé un poste d’assistante commerciale.

Comment a évolué ton travail chez Picto ?
Mon poste a vite évolué. Au départ j’étais surtout là pour seconder Jorge DaSilva dans la gestion des dossiers de pose. Il avait de plus en plus de travail, j’ai donc commencé à prendre complètement en charge certains dossiers, en particulier les poses hors de Toulouse. Petit à petit on a orienté certains clients directement vers moi, pour trouver les solutions les plus adaptées en tenant compte des contraintes et de leur budget.
Depuis, je gère en autonomie certains clients (toujours en collaboration avec l’équipe) et continue mon rôle de conseil.

Qu’est-ce que tu aimes le plus dans ton travail ? Le fait de faire plusieurs choses différentes est très intéressant, ça évite la monotonie. Ce que j’apprécie le plus est de gérer le réseau de pose en national car je m’occupe du dossier dans son intégralité, du devis à la facturation. Le client n’as qu’un seul interlocuteur et reçoit une photo du travail fini, quelque soit l’endroit en France.

Merci Mathilde, si je veux couvrir ma maison d’adhésifs du sol au plafond sans coller directement sur les murs, je sais à qui faire appel. Bon courage pour trouver la solution !

Gabriel Pilon, mouton à cinq pattes

Gabriel Pilon Portrait © Stéphane Giner

« Mouton à cinq pattes : expression familière désignant une personne possédant une infinité de qualités, quasiment introuvable. » (source wikipédia).
Je l’ai trouvé pourtant ! Rattaché à la production, la couleur et en charge de l’informatique, Gabriel est un passionné de technologies, et pour ce que j’en vois au quotidien, un touche-à-tout perfectionniste avec une insatiable soif d’apprendre…
D’ailleurs, si vous recevez cette newsletter, c’est grâce à lui ! Gabriel expérimente, retouche, s’informe, invente, commence et recommence… Mais comme vous allez le voir, on ne devient pas mouton à cinq pattes en un jour… Portrait !

Gabriel, depuis combien de temps es-tu chez Picto Toulouse et qu’y fais-tu exactement ?
Je suis salarié chez Picto depuis 6 ans, mais nous nous connaissons depuis plus de 12 ans. A l’époque, je travaillais chez AGS, une entreprise d’informatique spécialisée dans les arts graphiques qui était un fournisseur de Picto, j’étais en charge des flux de production et j’installais entre autres des serveurs informatiques. Puis AGS s’est fait racheter et dans le même temps je me suis dit que c’était le bon moment pour partir, j’ai donc demandé à Patrick Barbeau s’il y aurait une place pour quelqu’un comme moi chez Picto. Ils ont réfléchi un peu, ne sachant pas quel poste je pourrais occuper (pas si facile de caser un mouton à cinq pattes, ndrl !) et ils m’ont finalement dit oui. Au départ, mon rôle était de seconder Patrick en tant que chef de projet sur les dossiers un peu complexes, en les prenant en charge de A à Z. Niveau informatique, j’ai apporté mes acquis et nous avons pu faire évoluer, au fil du temps, les différents services de l’entreprises (administratif, post-production, atelier…). Et j’ai fini par faire également de la calibration couleur, puisque j’étais déjà formé à ce poste. Depuis 1 an, je fais surtout de l’intégration web. Nous avons mis en place un nouveau site, puis la newsletter et la boutique « Art et Tirage », entre autres choses. Deux fois par an, je suis aussi en charge des retouches de la collection « Élitis » (gamme de papiers peints haut-de-gamme), tous les 2 mois c’est le magazine A toulouse qui m’occupe un peu et le reste du temps des dossiers plus courants.

Quel a été ton parcours avant d’en arriver là ?
Au départ j’ai une formation en maintenance industrielle (robotique, électricité…), en parallèle j’ai suivi des cours de photo par correspondance durant 3 ans. Ensuite, j’ai fait l’armée et à la sortie j’ai été engagé par un revendeur Apple qui m’a formé à l’informatique durant 3 ans, puis j’ai été licencié économique. J’ai alors été embauché par un sérigraphe où j’étais monteur/laborantin (sélection de couleurs, montage de films, projection, impression sérigraphique…). Sans perspectives d’évolutions technologiques, je suis rapidement parti chez un ancien client imprimeur, qui m’a formé aux arts graphiques grâce à un contrat en alternance de 3 ans. Ensuite, j’ai eu envie de partir pour voir comment c’était ailleurs. Je me suis fait embaucher par le plus gros sérigraphe du Québec (spécialisé dans la publicité par l’objet) où je suis passé responsable de production. Je suis revenu en France au bout de 18 mois pour un poste dans une agence de communication toulousaine en tant que responsable studio (photo, mise en page, photogravure et scan). Au bout de quelques temps, ils m’ont muté à Bordeaux où je m’occupais de prospectus publicitaires pour la France, l’Espagne et le Portugal. J’ai vite fini par tourner en rond et préféré quitter mon poste pour retourner dans l’informatique. C’est là que j’ai été engagé chez AGS qui était un fournisseur de Picto. Mon cursus en informatique et arts graphiques les intéressait. Je me suis spécialisé dans les flux de production et en parallèle, ils m’ont formé sur les systèmes informatiques (linux, UNIX, etc.).

Quels ont été tes projets les plus passionnants chez Picto ?
Le premier projet qui m’a vraiment emballé, c’était une scénographie pour la Cité de l’Espace, un de mes premiers dossiers. En collaboration avec Jorge Da Silva, je me suis occupé, du prototypage, des tests, de la vérification des fichiers et de l’envoi en production, J’ai adoré ça ! La plupart de mes dossiers chez Picto sont passionnants. J’aime particulièrement travailler sur les expos, le développement web ainsi que sur de nouveaux projets partant de zéro. Par exemple, j’ai récemment appris à travailler sous WordPress que je ne connaissais pas du tout. Si tu me dis : « On voudrait faire ça mais personne ne sait le faire », je serai toujours partant pour tenter l’aventure. Apprendre chaque jour c’est mon moteur, ma motivation !

Merci Gabriel, si un jour je veux devenir mouton à cinq pattes, je sais maintenant ce qu’il me reste à faire… Beaucoup !

Laurent Gruet, le poseur Mac Gyver

Laurent Gruet Portrait © Stéphane Giner

Le métier de poseur est très technique, et même s’il intervient en toute fin du projet, il nécessite une réflexion très en amont. Quelle méthode de pose est la plus adaptée au matériau ? Sur quelle structure sera-t-il fixé ? S’agit-il d’un habillage permanent ou démontable ?…
Avant même de penser à assembler, visser, clouer, coller… Il faudra trouver la meilleure solution dès la conception du projet. Et même en étant très bien préparée, la pose révèle bien souvent des surprises ! Il faut donc aussi être capable de s’adapter aux imprévus pour trouver l’issue de dernière minute…

Entretien avec Laurent Gruet, poseur chez Picto Toulouse depuis 8 ans.

Laurent, quelles sont les qualités requises pour être poseur ?
Il faut être souple dans les horaires. Les poses peuvent avoir lieu la nuit, le week-end, ou très tôt le matin et quand on arrive sur un chantier, on ne sait jamais à quelle heure on va terminer, ce qui implique parfois des journées à rallonge ! Ensuite, il faut être hyper bricoleur, un peu « Mac Gyver », savoir tout faire avec rien et s’adapter en permanence. Chaque chantier est différent et ceux qui ne doivent pas durer dans le temps sont parfois compliqués. Il faut trouver le bon compromis pour que l’installation tienne le temps de l’événement, mais soit facilement démontable une fois celui-ci terminé, et sans laisser de traces. Chez Picto, il faut de plus avoir des compétences particulières. Il y a d’un côté la pose d’adhésifs, et d’un autre tous les grands formats, bâches, lettrages, etc. qui sont parfois installés à des hauteurs vertigineuses. Il ne faut donc pas avoir le vertige non plus !

Quel a été ton parcours avant ton arrivée chez Picto ?
Je suis issu du bâtiment, à la base je suis conducteur d’engins et maçon. Au bout de quelques années, j’ai voulu changer d’orientation et l’opportunité est venue d’un copain enseigniste qui cherchait un poseur, je me suis mis à mon compte et ai appris le métier en autodidacte. Picto est vite devenu un client régulier, puis j’ai fini par rejoindre l’équipe comme salarié.

Quel chantier a été ton plus grand défi ?
Le premier que j’ai fait pour Picto. Il s’agissait de poser sur la façade du Conseil Général de la Haute-Garonne (photo ci-contre), une bâche de 14,5x12m, le tout à 30m de hauteur et sans possibilité d’utiliser une nacelle ! J’ai décidé de relever le défi. Nous avons travaillé sur un échafaudage volant (prévu à la base pour les laveurs de vitres) ce qui était assez délicat à cause de la hauteur et du vent qui faisait bouger la structure… Et j’ai dû inventer un système pour dérouler la bâche tout doucement de haut en bas car elle était très lourde. Et tout s’est finalement très bien passé !

Et ton chantier coup de cœur ?
Le Musée du Saut du Tarn, à Saint-Juéry près d’Albi (photos ci-contre). Nous avons posé sur les fenêtres d’une tour désaffectée, d’immenses caissons lumineux (2,5×5,5m) fabriqués sur mesure et sur site. Des heures de travail et des centaines de néons plus tard, le résultat final est juste magnifique !

Merci Laurent, et à bientôt pour de nouveaux défis !


Façade CG31 Photo © Picto Toulouse
saut-tarn Photos : © Picto Toulouse et Vincent Sablong

Sauvegarder le passé pour envisager l’avenir

Les documents patrimoniaux jouent le rôle fondamental de témoin matériel de l’histoire des sociétés et des hommes. Depuis quelques années, les bibliothèques, musées, collectivités locales, ainsi que les collectionneurs privés et les artistes l’ont bien compris : la numérisation des fonds patrimoniaux, par sa vocation tant de conservation, que de diffusion du savoir est aujourd’hui incontournable.

Picto Toulouse possède un savoir-faire unique pour la numérisation des fonds patrimoniaux. Les prestations sont réalisées sur mesure par des techniciens expérimentés : scannéristes, chromistes, informaticiens, qui manipulent les épreuves selon des procédures éprouvées, conformément aux recommandations des Archives de France. Ces professionnels sont, de plus, en mesure de proposer les solutions techniques les mieux adaptées, afin de produire les images numériques les plus qualitatives possibles.

Allié à son expertise de l’image, Picto Toulouse dispose de scanners spécifiques pour chaque type d’originaux : un très grand format (A0) I2S, un rotatif Tango Heidelberg (A2), un scanner à plat (A3) Quato, et un petit format, diapositives ou négatifs Fuji.
Picto Toulouse assure également la calibration des fichiers destinés à l’impression Offset, grâce à des épreuves contractuelles certifiées Fogra; et réalisent également des prestations complémentaires : création de liseuses, reconnaissance de texte, enrichissement des métadonnées, génération de divers types de Pdf, mise en ligne sécurisée sur les serveurs de l’entreprise…

Sur rendez-vous, l’équipe vous accueillera pour une visite de ses ateliers et effectuer des tests sur vos documents pour vous conseiller la meilleure technique à employer.
Contactez Patrick au 05 61 57 20 25 ou par écrit via ce formulaire.